L’audace: zone magique ou zone de panique?

landscape-773145_960_7202ème article de notre série sur l’audace. Voici le lien du premier si vous ne l’avez pas lu.

Nous avons tous notre zone de confort. Celle-ci représente tout ce qui nous est familier et constitue une routine, même si celle-ci n’est pas toujours confortable et agréable : notre environnement de travail, nos collègues, les tâches que nous effectuons chaque jour et qui sont faciles pour nous.

Si nous restons toujours dans notre zone de confort, nous ne progressons plus et nous courons même le risque de régresser, car les standards de notre environnement évoluent rapidement. Il faut donc en sortir.

Si vous êtes comme la majorité des gens, vous fréquentez occasionnellement ou régulièrement la « zone d’apprentissage » : il s’agit d’une zone relativement sécurisée où nous pouvons nous exercer et développer de nouvelles compétences de façon progressive, à notre rythme. Le niveau de challenge est modéré. Il peut s’agir d’un nouveau projet qui ressemble à 80% à celui que nous avons traité précédemment, d’un nouvel outil informatique à maîtriser, etc..  C’est la technique des petits pas. L’intérêt de cette approche est d’agrandir peu à peu notre zone de confort en entretenant une dynamique d’apprentissage. C’est très bien, mais il y a mieux…

Je veux maintenant vous parler d’une 3ème zone bien plus excitante que l’on peut nommer de 2 façons : la zone magique ET  la zone de panique :

  • Zone de panique, car elle correspond à un projet complètement nouveau, pour lequel nous n’avons quasiment pas d’expérience, de points de repère ou même parfois de compétences ; il est donc légitime de ressentir une réelle appréhension à la simple pensée d’aller y tremper un orteil.
  • Zone magique en même temps, car c’est souvent dans ces situations que nous grandissons à un rythme accéléré et que nos rêves les plus ambitieux se réalisent. A titre d’exemple : un changement de trajectoire professionnelle, une aventure entrepreneuriale, une expatriation dans un pays très différent, un fort engagement associatif.

Ce qui nous pousse à aller dans cette 3ème zone malgré les risques évidents? une forte motivation, une recherche de sens, une envie qui est liée à nos besoins les plus fondamentaux : être utile aux autres, nous développer personnellement et professionnellement, construire quelque chose qui nous survivra et que nous pourrons transmettre, etc..

Ces 3 zones sont éminemment subjectives. Ce que je qualifie de zone magique, qui me tente vraiment et me fait très peur en même temps, peut très bien être la zone de confort de quelqu’un d’autre.

Pour réaliser nos rêves, il nous faut donc apprendre à affronter nos peurs et à fréquenter plus souvent cette 3ème zone.

Eleanor Roosevelt disait : «  Do one thing every day that scares you » – Faites chaque jour au moins une chose qui vous fait peur.

L’audace est un muscle que nous pouvons entraîner. En décidant d’agir malgré la peur que nous ressentons, nous renforçons notre confiance en nous et les pas suivants nous semblent plus faciles. Très belle phrase de Goethe : « Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie ».

Et vous, que feriez-vous aujourd’hui, tout de suite, si vous n’aviez pas peur ? Qu’allez-vous faire d’audacieux aujourd’hui, malgré l’appréhension que vous ressentez ? 

Si le thème de l’audace vous inspire, parlons-en… Nous intervenons en entreprise auprès de managers, avec des ateliers courts « Lunch & Learn » qui permettent d’acquérir en un minimum de temps des outils clés et de les expérimenter en direct. Plus d’infos ICI.

 

 

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A propos Monique Cumin

J'ai fondé Lasting Success, cabinet international de coaching et de développement de talents. Notre cabinet accompagne les dirigeants et les managers de grands groupes dans leur développement professionnel. Ce blog présente une sélection de ressources et d'outils qui peuvent les aider à être plus performants et plus épanouis dans leur travail.
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4 commentaires pour L’audace: zone magique ou zone de panique?

  1. Tarik Haouche dit :

    Combattre l’interdit
    Tout aujourd’hui nous confine à subir : la norme est reine, la précaution principale, le risque
    prescrit, l’envie muselée. Alors même que le monde accélère chaque jour davantage, chacun a
    accès à la connaissance, au voyage, le temps et l’espace sont des données de plus en plus
    relatives. Alors même, curieuse ambigüité, qu’est louée l’initiative, qu’est recherché
    l’investissement, personnel et professionnel, que, manifestement, seuls survivent ceux qui
    avancent…
    Oser ses envies
    L’action manifeste révèle l’homme accompli, mais elle nécessite un comportement conscient :
    attendre que tous les clignotants soient au vert pour agir est synonyme d’immobilisme, mais à
    l’inverse l’audace brouillonne et irréfléchie est précurseur de l’échec.
    Oser, oui, mais comment ? D’abord en sachant se convenir à soi-même : il faut être satisfait
    de ses propres choix, sans attendre a priori qu’ils plaisent aux autres.
    Ensuite savoir définir sa zone d’audace vs sa zone de confort. On ne peut oser partout, pour
    tout, en tout. Se cantonner à l’imaginaire renvoie l’audace au rêve. Et le rêve, compagnon
    nécessaire de nos vies, reste un abstract sans réalité tangible.
    Enfin, en ouvrant les vannes de ses propres interdits. Car oser c’est vouloir, c’est créer, c’est
    improviser, c’est laisser entrer l’inattendu, les rencontres, les territoires, les comportements,
    c’est adopter une vision romanesque de nos aventures personnelles.
    je vous recommande la conférence du Professeur Philippe Gabilliet que j’ai découvert par hasard sur le Site YouTube qui s’intitule : Pourquoi la chance sourit-elle aux audacieux ? – Philippe Gabilliet, à l’USI.
    en voici le lien pour un bon partage

    Aimé par 1 personne

    • Monique Cumin dit :

      Merci pour ce beau commentaire ! Philippe Gabilliet a également écrit un livre « Eloge à l’audace », qui est un plaidoyer pour une vie plus audacieuse et « romanesque ». Très inspirant !

      J'aime

  2. Inciter quelqu’un à sortir de sa zone de confort pour aller dans la zone magique (ou de panique) est aussi un outil de gestion des performances intéressant pour un patron. Prenons le cas où il est proposé à un collaborateur de prendre un poste au niveau supérieur et de l’accompagner dans ce changement. Si l’individu réussit cette transition, l’entreprise dispose alors d’un collaborateur très motivé et reconnaissant dont la performance ira en progressant. Si cette personne échoue, sauf à ce qu’elle refuse la responsabilité de son échec et cherche à l’attribuer à un facteur extérieur, elle prendra conscience de sa zone de confort, s’y concentrera et posera un regard différent sur sa hiérarchie. Il s’agit là d’un outil à manier avec précaution mais qui utilisé à bon escient donne des résultats remarquables.

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    • Monique Cumin dit :

      Merci pour ce commentaire! Mandela disait très justement: « Je ne perds jamais; soit je gagne, soit j’apprends ». Nous avons tendance en France à trop stigmatiser l’échec, qui n’est finalement qu’une étape vers la réussite. En prendre conscience nous permet de nourrir notre résilience et notre confiance en nous-mêmes pour continuer à oser expérimenter des territoires inconnus.

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