Manager une équipe à distance

remote-employeeLes équipes dispersées géographiquement ont toujours existé : songez par exemple aux équipes de vente qui couvrent tout un pays. Mais l’esprit d’équipe est en général entretenu par des rencontres physiques relativement fréquentes qui permettent de développer une relation de confiance.

Aujourd’hui un nombre croissant de managers doivent gérer une équipe composée de collaborateurs de nationalités et cultures diverses, présents dans différentes parties du monde. Pour des raisons de coûts et de temps, les rencontres en face à face sont peu fréquentes, parfois même inexistantes. Dans ce contexte, comment fait-on pour installer une relation managériale de qualité et un esprit d’équipe?

  • Vérifiez la compétence et la motivation des personnes de l’équipe

Le travail en équipe virtuelle n’est pas adapté à tous, notamment à des débutants. Un minimum d’autonomie et d’auto-motivation sont nécessaires.

  • Maintenez un minimum de réunions en face à face, surtout au début de la formation de l’équipe.

Malgré tous les progrès de la technologie, et notamment la visioconférence, les réunions physiques restent irremplaçables pour qu’un leader puisse établir une relation de confiance avec ses collaborateurs.  Transmettre une vision, établir un état d’esprit positif et plein d’énergie, inspirer, voilà autant de taches qui nécessitent un minimum de temps en face à face.

Un de mes précédents boss avait l’habitude de donner ce conseil aux personnes qui voyageaient dans le groupe pour rencontrer les équipes locales : « Portez une attention particulière au dîner d’équipe la veille du meeting. C’est dans ce cadre plus informel que l’on apprend le plus sur le business. »

  • Alignez-vous avec votre équipe sur les meilleures façons de communiquer pour maintenir la relation (outils et fréquence).

Il existe désormais dans les entreprises toute une panoplie d’outils qui facilitent la communication virtuelle formelle et informelle. Avoir une réunion hebdomadaire de partage d’informations est souvent le minimum pour maintenir le rythme et le sentiment d’appartenance à l’équipe malgré la distance.

  • Redoublez d’efforts pour être précis et explicite dans vos communications à l’équipe, à l’oral comme à l’écrit.

La distance et la barrière du langage (l’anglais n’étant pas la langue maternelle dans la plupart des cas) augmentent le risque de mauvaises interprétations. Ne sous-estimez pas non plus l’impact des difficultés de communication liées aux différences interculturelles.

Nos façons de travailler en entreprise sont profondément influencées par notre culture et notre cadre de référence. La relation à la hiérarchie, le rapport au groupe, les types de communication privilégiés sont autant d’exemples de différences marquées en fonction de la culture d’origine.

  • Trouvez le bon équilibre entre un rôle de soutien et le contrôle

Ceci est vrai pour toute relation hiérarchique, mais l’est encore plus quand il y a une distance géographique. Le manager doit montrer à son collaborateur qu’il est là pour lui ouvrir des portes, lui apporter de nouvelles perspectives et tout simplement le soutenir au quotidien. Et dans le même temps, il doit mettre en place un système de reporting minimum pour connaître l’état d’avancement des projets. Le juste équilibre entre les deux est très important pour la qualité de la relation.

  • Maintenez une communication ouverte avec le boss local le cas échéant

Dans un nombre croissant d’entreprises, les structures matricielles se développent, et les employés se retrouvent avec un double reporting international et local, avec parfois l’inconfort de priorités divergentes. Essayez de faciliter la vie de votre collaborateur en montrant que vous êtes aligné avec son boss local sur les sujets essentiels.

  • Prenez une source d’information aussi large que possible pour évaluer votre collaborateur

Avec la distance, la tentation est plus forte de n’évaluer la personne que sur les résultats business, sans tenir compte ni du contexte, ni des efforts déployés.  Prenez le temps d’obtenir du feedback des personnes qui travaillent directement avec votre collaborateur (collègues, clients internes, boss local) afin d’affiner l’évaluation.

Publicités

A propos Monique Cumin

J'ai fondé Lasting Success, cabinet international de coaching et de développement de talents. Notre cabinet accompagne les dirigeants et les managers de grands groupes dans leur développement professionnel. Ce blog présente une sélection de ressources et d'outils qui peuvent les aider à être plus performants et plus épanouis dans leur travail.
Cet article, publié dans Bien communiquer, Manager, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s